un moratoire pour respirer

Publié le 8 Octobre 2012

Nathalie Bicais et Jean Sébastien Vialatte demandent un moratoire sur le logement à La Seyne, pourquoi?

Depuis des années, le phénomène s’accélère, construisant toujours plus, sur des parcelles de plus en plus petites, les promoteurs œuvrent partout sur le territoire avec l’accord des municipalités successives. Dans cette course, Marc Vuillemot a pris la suite d’Arthur Paecht.

Du logement social à l’éco-quartier en passant par la mixité sociale, ou la densification urbaine chacun son alibi. Mais cette course au béton se fait de manière aveugle. Le Maire ne nous dit pas quel est son projet.

Aujourd’hui il est important de prendre conscience qu’on ne vit pas de la même manière dans tous les quartiers, mais que l’urgence est de préserver la qualité de vie de chacun. (Les constructions à Gai versant au Mouissèques ou à Chateaubanne, ont profondément transformé le cadre de vie des habitants). Il faut un projet global sur la ville et la manière de la vivre, au-delà des problèmes de circulation ou du manque d’équipements, il est temps de dire quelle ville nous voulons pour demain. Nous savons que l’environnement, la santé publique, les échanges sociaux sont les objectifs incontournables à venir. Il ne s’agit plus de se loger mais bien de vivre de manière harmonieuse dans son environnement. Et si la ville de La Seyne se caractérise par 4 secteurs majeurs : le centre ville, les quartiers nord, les quartiers sud et les quartiers de collines, avec des typologies différentes et des problématiques différentes, leur développement mérite de s’inscrire dans une vue d’ensemble basée sur les potentialités de la ville. Il faut arrêter de consommer les terrains libres les uns après les autres sans mener de réflexion globale sur les besoins à venir.

Il est temps de mener cette réflexion de manière objective et dépassionnée. Et si comme nous le disent les Maires successifs, ils n’ont pas les moyens de refuser les permis (on peut quand même se demander à quoi servent leurs révisions du PLU…), nous proposons un moratoire sur le logement, de manière à se doter de moyens légaux pour ajourner les permis et définir le cadre réel dans lequel on travaille. Définir quel est le pourcentage d’emplois, de place en crèche ou en maison de retraite, de commerces…, qu’on devrait avoir dans chaque quartier, par nombre d’habitants, par logement…

Pour nous, La Seyne sur mer c’est un territoire baigné par… la mer. La présence de ce littoral du nord au sud de la ville, ouvre des perspectives, tour à tour sociales, économiques, ludiques, touristiques, portuaires, balnéaires… L’image de la mer c’est une valorisation de la ville susceptible d’alléger la chape de béton qui pèse sur elle. Cet atout majeur, il est temps d’en prendre la mesure, de le mettre au centre de notre réflexion. Nous savons qu’elle peut fédérer un projet de société, accueillir l’activité humaine sous toutes ses formes. C’est la nature, c’est le voyage et le rêve, c’est surtout un art de vivre, une raison de croire en un avenir lumineux, bleu azur.

Rédigé par Nathalie Bicais

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daniel a 16/10/2012 18:16

pourquoi monsieur Vialatte, intervient il a toute vos reunions, chaque fois que vous parlez de quelque chose, vous mettez Mr vialatte au devant de la scene, et cela me fait reflechir quand a l'adhesion de ma personne dans votre association.

Nathalie 20/10/2012 17:29

Nous sommes à un moment clef de l'histoire de La Seyne sur mer. Soit nous réussissons à nous rassembler autour un projet alternatif ambitieux et réaliste, soit la ville va continuer à sombrer. Dans ce contexte, la présence de Jean Sébastien Vialatte, Député Maire de Six-fours est essentielle à 2 titres: l'un par son expérience de la gestion d'une ville, l'autre par son poids politique. Nous ne pouvons pas ignorer la logique territoriale ni les responsables politiques présents. En revanche, je distingue 2 choses, le travail de recherche et de proposition de l'association et celui plus politique de rassemblement. Je serai enchantée de pouvoir en discuter avec vous à l'occasion de la prochaine réunion publique de l'association le samedi 24 Novembre à 11 heures, au 1845 Corniche de Tamaris.